Conférence

Comment devenir pilote de drone professionnel ?

Olivier Basuyaux, responsable du pôle recherche et développement à Synergie Mer et Littoral (SMEL), utilise un nouvel outil pour ses études sur le littoral : le drone. Formé et habilité à piloter cet engin, il a présenté aux étudiants les étapes à suivre pour devenir pilote de drone professionnel.

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Le drone est un aéronef télécommandé, c’est-à-dire sans pilote à bord. Le drone existe depuis plus de 100 ans, il est apparu pendant le Première Guerre Mondiale, avec les tentatives de torpilles aériennes téléguidées. A l’heure actuelle, l’usage du drone est en pleine expansion que ce soit pour le loisir ou une activité professionnelle.

Pour se former à cet appareil, il faut s’accrocher et ne pas abandonner devant les différentes procédures administratives. Olivier ajoute « il faut prendre en compte également que la réglementation évolue tous les 3 mois ». La première étape pour devenir pilote de drone professionnel est d’obtenir le brevet de pilote ULM, puis obtenir une déclaration de niveau de compétence mais aussi de disposer d’un drone avec un certificat de conformité… Et ce n’est pas finit, d’autres pièces administratives sont à fournir : une déclaration d’activité de l’exploitant, une déclaration d’activité de photographe aérienne, Olivier précise « j’ai attendu deux avant de l’obtenir » et de souscrire à une assurance de responsabilité civile aérienne.

« Faire voler un drone au-dessus du Cnam-Intechmer est interdit »

Une fois les formalités administratives validées, il est possible de faire voler le drone. Attention, le pilotage du drone est une activité très réglementée et encadrée. Il faut penser à consulter les cartes de zonage. Olivier cite « Faire voler un drone au-dessus du Cnam-Intechmer est interdit : en cause, la proximité d’un aéroport ». Quatre situations de vol sont possibles qui dépendent de la distance en altitude, des agglomérations, de la sécurité et de la présence de population. Les vols illégaux entraînent une sévère sanction de 75 000€ d’amende et un an d’emprisonnement. Olivier ajoute « Je ne me suis jamais fait contrôlé » mais il est fortement conseillé de ne pas prendre le risque. 

Drone un nouvel outil pour l’étude du littoral

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Au sein du SMEL, Olivier utilise le drone dans des missions de communication pour la prises de photographies vues du ciel mais aussi dans des missions de recherche pour surveiller l’évolution sédimentaire. En ce moment, il participe à la cartographie du suivi de zostères, herbiers marins. Cet outil permet de faire de la cartographie détaillée grâce à ses prises de vues aériennes de qualité. Cet engin peut également servir à la gestion de suivi de travaux, de suivi environnemental ou encore à la gestion de parcs ostréicoles. Ces compétences de pilote devraient intéresser plus d’un chercheur.

Plus d’informations sur le site du Smel

Consultez la carte des zones réglementées pour les drones

Crédit photo : @Smel